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Oroumieh Central Prison iranCSDHI – La maladie COVID-19 se propage tellement et si rapidement parmi les prisonniers de la prison centrale d'Oroumieh en Iran qu'une partie du personnel carcéral a peur d'aller travailler.

Les médecins, les infirmières et le personnel de santé ont quitté la prison d'Oroumieh depuis samedi pour protester contre l'absence de mesures visant à prévenir l'infection dans la prison.

Environ trois membres du personnel carcéral ont déjà contracté le virus et ils ont été mis en quarantaine à leur domicile.

Actuellement, il n'y a qu'une seule infirmière au service de santé de la prison qui n'est pas disposée à examiner qui que ce soit. Les prisonniers ne sont pas testés pour le coronavirus.

Concernant les prisonniers de retour de leur permission, ils auraient été transférés directement dans les quartiers parmi le reste de la population carcérale, sans période de quarantaine.

De nombreux prisonniers dans tous les services de la prison présentent des symptômes du coronavirus tels que la fièvre, les maux de gorge, la perte de l'odorat et du goût, et des douleurs corporelles. Le manque d'attention des autorités pénitentiaires a entraîné la propagation de la maladie parmi les prisonniers. Après les protestations répétées des prisonniers, quelques patients critiques ont été testés et on leur a diagnostiqué la COVID19.

Les prisonniers d'Oroumieh manquent des produits d'hygiène les plus élémentaires tels que le savon et les désinfectants. Ces produits sont vendus à des prix très élevés, et la plupart des prisonniers n'ont pas les moyens de les acheter.

La prison est surpeuplée. Les salles 1 et 2 comptent actuellement près du double des 70 détenus qu'elles sont censées accueillir.

Le surpeuplement, les conditions d'hygiène déplorables et le manque de soins médicaux dans les prisons iraniennes sont à l'origine de la propagation rapide des infections à la COVID19 dans de nombreux établissements.

La crainte d'une contagion parmi les populations carcérales et le manque de soins de santé adéquats pour les personnes malades ont déclenché des émeutes dans certains centres de détention au cours des derniers mois.

Source : Iran HRM