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Political prisoner Akbar Bagheri iranCSDHI - Le prisonnier politique Akbar Bagheri souffre d'hémorragie depuis trois semaines et il est devenu très faible.

Il est détenu dans le quartier 5 du pénitencier du Grand Téhéran où sont détenus des patients suspectés d'être atteints par la covid-19 et qui risquent d'être infectés.

Akbar Bagheri souffre de graves hémorroïdes, de complications hépatiques et de dysfonctionnements rénaux. La semaine dernière, il a eu une forte fièvre après une rechute de sa santé. Mais au lieu de le soigner, les autorités pénitentiaires ont l'intention de le transférer dans le service de quarantaine où sont détenus les patients atteints de covid-19.

L'état de santé de M. Bagheri s'est aggravé. Il est devenu très faible, anémique et souffre de douleurs intenses et d'insomnie. Il a perdu beaucoup de sang et a besoin d'une transfusion sanguine, le personnel de l'infirmerie de la prison dit que ce n'est pas son devoir.

En janvier, M. Bagheri est devenu inconscient en raison de douleurs intenses, de maladie et d'anémie. L'année dernière, il a également dû être transféré aux urgences après avoir perdu connaissance. Les tests effectués aux urgences ont montré qu'il souffrait d'anémie et on lui a administré deux poches de sang.

Les autorités de la prison d'Evine avaient déjà promis de l'envoyer dans un hôpital municipal pour subir une intervention chirurgicale. Cependant, il a été brusquement transféré au pénitencier du Grand Téhéran, sans être soigné.

Akbar Bagheri a une fille de 8 ans et une mère âgée qui étaient sous sa garde. Sa famille vit à Kermanshah et elle ne peut pas lui rendre visite en raison de la longue distance.

Partisan du groupe d'opposition, l’Organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI/MEK), Akbar Bagheri, a été arrêté une première fois en 2017 après une descente des forces de sécurité chez lui.

Après deux mois d'interrogatoires sévères et d'isolement dans la prison Diesel Abad de Kermanshah, dans l'ouest de l'Iran, Bagheri a été temporairement libéré sous caution.

Il a été de nouveau arrêté le 21 février 2018, lors d'un rassemblement de protestation organisé par les clients de la société de crédit caspienne, liés aux Gardiens de la révolution du régime iranien (c’est-à-dire les pasdarans), devant le parlement du régime.

Bagheri a été détenu à Evine pendant 48 jours dans les cellules d'isolement du ministère du renseignement et de la Sécurité (MOIS) et il a été transféré dans le quartier 4 de la prison en mars.

Il a ensuite été emmené au pénitencier du Grand Téhéran.

Source : Iran HRM