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dezful iranCSDHI - Les médias locaux d'une ville du sud-ouest de l'Iran ont rapporté que 38 médecins iraniens avaient été licenciés après avoir manifesté pour réclamer trois mois de salaires impayés.

Selon les informations, trois secouristes ont été initialement licenciés à Dezful, dans la province du Khouzistan, pour avoir organisé une réunion avec le chef de la prière du vendredi de la ville et le gouverneur pour exprimer leurs griefs. Après cela, 35 autres soignants iraniens ont été licenciés dimanche soir.

La province du Khouzistan compte actuellement l'un des nombres les plus élevés de cas de COVID-19 et de décès en Iran. Dezful a le deuxième plus grand nombre de cas de coronavirus après la capitale de la province, Ahwaz.

Selon le Conseil national de la résistance d'Iran, un groupe d'opposition qui communique le nombre de décès quotidiens dus au coronavirus, au moins 3 435 personnes sont mortes dans la province du Khouzistan. Le groupe a déclaré aujourd'hui que 44 533 Iraniens sont morts en Iran à cause du virus.

Cependant, Mohammad Mahmoudinejad, le directeur du Centre des urgences de Dezful, a déclaré que les travailleurs n'avaient pas été licenciés et qu'ils avaient refusé de venir travailler pour protester contre le fait qu'ils n'avaient pas reçu leur paie.

Mahmoudinejad a déclaré que les problèmes des ambulanciers paramédicaux seraient résolus dès que l’Université des sciences médicales de Dezful disposerait de suffisamment de fonds pour les payer. Il a déclaré que l'Université avait du mal à fournir des fonds en raison de l'épidémie du coronavirus.

Il a également déclaré que le ministère de la santé et l’Organisation des urgences étaient chargés de fournir le financement nécessaire.

L'Université des sciences médicales de Dezful est également responsable des centres de santé et des hôpitaux dans les villes voisines de Shush et Gotvand en plus de Dezful.

Depuis le mois d'avril, de nombreuses informations ont fait état du renvoi d'infirmières, de travailleurs médicaux et surtout de contraintes contractuelles dans plusieurs provinces, dont Gilan et Mazandaran dans le nord de l'Iran et la province centrale d'Ispahan.

Les infirmières ont été informées qu'elles devaient signer un contrat de 39 jours sinon elles seraient licenciées. Les infirmières et les autres employés des hôpitaux qui ont participé aux manifestations ont été licenciés.

Le 4 mai, au moins 30 travailleurs médicaux de l'hôpital Abu Ali Sina à Chiraz, dans le sud-ouest de l'Iran, qui avaient participé aux manifestations, ont été licenciés. Ils protestaient contre la réduction de 50 % des salaires et ils n’ont pas perçu une partie de leurs salaires de l'année dernière.

Le régime iranien n'a pas fourni d'aide financière substantielle aux Iraniens lors de l'épidémie du coronavirus. Alors même que le régime continue à donner des millions à ses groupes mandataires dans la région, y compris le Hezbollah libanais.

Source : Iran News Wire