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inondations sistan baloutchistan iranCSDHI - Plus de deux semaines après de graves inondations dans la province du Sistan-Baloutchistan, près de 80 % des habitants touchés par cette catastrophe n'ont toujours pas accès à l'eau potable.

Cela a été reconnu par un représentant de la direction des soins infirmiers du ministère de la santé.

S'adressant à l'agence de presse officielle IRNA, Saeed Lak, a déclaré lundi : « Seules 23 % des personnes résidant dans les régions inondées ont accès à de l'eau potable. En général et dans des conditions normales, pour la majorité des habitants de cette région, il est difficile d'obtenir de l'eau potable consommable. »

Les dégâts dans les zones touchées par les inondations ont été considérables. Dans des conditions normales et avant les inondations, les gens consommaient l'eau receueillie dans les réservoirs. Cependant, nombre de ces réservoirs ont été détruits lors des crues soudaines. Les gens sont inquiets et se plaignent du manque d'eau potable. Ils n'ont pas non plus d'eau pour se baigner.

Citant un représentant du Gouvernorat provincial de Sistan-Baloutchistan, IRNA a déclaré que « l’eau de 60 villages est toujours coupée. » Mansour Bijar, adjoint à la coordination des affaires de construction dans le Gouvernorat de la Province de Sistan-Baloutchistan, l’a dit à une réunion de gestion de crise le 21 janvier 2020.

Les inondations ont fait au moins trois morts, ravagé des dizaines de villages et tué des milliers d'animaux depuis le début du mois de janvier dans la province du Sistan-Baloutchistan, dans le sud-est de l'Iran.

Le régime iranien n'a pris aucune mesure pour atténuer les dégâts causés par les inondations et pour protéger les habitants de la région. Même après les inondations, les autorités iraniennes n'ont pas participé auxefforts de secours.

Selon le journal officiel, Resalat, du 18 janvier, « Le directeur général de la météorologie a souligné à maintes reprises qu’il avait averti les autorités au sujet du débordement des barrages dans le cadre de nombreuses discussions et séances de gestion de crise, mais malheureusement, l’Organisation locale de l’eau ne les a pas pris au sérieux pour vider les capacités des barrages. Le résultat a été le débordement de quatre barrages. »

Le journal officiel, Arman, a également écrit le 19 janvier : « Normalement, les gouvernements n’allouent aucun budget pour le dragage des rivières… Les experts disent que le dragage des rivières coûte 317 millions d’euros. »

« L'analyse montre que le débordement de quatre barrages dans les zones touchées par les inondations du Sistan-Baloutchistan et la négligence dans les projets de gestion des bassins versants ont joué un rôle majeur dans l'augmentation des dommages », a écrit le site Web officiel, Khabar Fori, le 20 janvier.

Khabar Fori a également cité Shahbakhsh Gorgij, membre du Conseil supérieur des provinces, disant : « En 2007-2008, la tempête Guno a détruit le barrage de la région. Le barrage pourrait certes être reconstruit en une semaine, mais le gouvernement ne l'a pas fait réparer depuis 13 ans. Ce barrage pourrait réduire les dommages de 70 %. »

Source : Iran HRM