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manif iran3CSDHI - Le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, a exprimé dimanche sa profonde inquiétude devant les manifestations massives organisées dans son pays en réponse à la récente hausse du prix de l'essence.

Il a déclaré : « Sur les médias sociaux et autres plates-formes, l'opposition iranienne, l'Organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI / MEK) encourage constamment les gens à participer à ces manifestations. »

Il a ensuite précisé que la décision de tripler le prix de l’essence avait tout son soutien et que les demandes du peuple iranien ne seraient pas écoutées.

Au travers des manifestations, qui se sont étendues à 132 villes à travers l'Iran, les manifestants ont pris pour cible l’ensemble du système, de Khamenei au président Hassan Rouhani et aux gardiens de la révolution (Les pasdarans). Les manifestants ont détruit 101 centres gouvernementaux et les forces de sécurité répressives ont tué plus de 200 manifestants, selon les dernières informations.

Voyons quelques-unes des manifestations de partout au pays.

Prise de contrôle locale
À Fardis près de Karaj, plus de 2000 personnes ont manifesté sur la place principale, prenant le contrôle de la région et incendiant de nombreux bureaux du gouvernement.

À Robat Karim, les habitants ont pris le contrôle et les courageux jeunes gens se sont affrontés avec les forces de sécurité, faisant trois blessés. Par la suite, les habitants ont hébergé les jeunes chez eux.

À Gorgan, des manifestants en colère, sans armes, ont affronté les forces de sécurité et les ont forcés à battre en retraite.

À Chiraz, diverses parties de la ville sont effectivement sous le contrôle du peuple. Les gens là-bas scandent : « À bas Khamenei ! », montrant que leurs revendications sont passées du prix de l'essence au changement de régime.

À Eslamshahr, la population a pris le contrôle de plusieurs rues.

Incendie de bâtiments gouvernementaux
À Ispahan, les manifestants ont incendié 15 banques et stations-service, et des autoroutes et des centres éducatifs ont été fermés.

À Eslamshahr, des manifestants ont incendié une base de la force du Basidj des pasdarans (IRGC), ainsi que deux véhicules de police.

À Karaj, les manifestants ont incendié le siège du pouvoir judiciaire et les banques, ont attaqué des remorques de policiers et contraint les policiers répressifs à fuir.

À Nasimshahr, des manifestants ont incendié divers bâtiments gouvernementaux.

Manifestations étudiantes

À Téhéran, des étudiants de l’Université de Téhéran ont organisé un rassemblement et ont scandé des chansons contre le régime.

À Sanandaj, les étudiants ont organisé une réunion en scandant : « À bas les prix ! »

À Tabriz, des étudiants de l'université de Tabriz ont scandé : « N'ayez pas peur, nous sommes tous ensemble », Etudiants, ouvriers, Unité ! », « N’ayez pas peur ! Nous sommes tous ensemble ! », « Étudiants ! Travailleurs ! Unissez-vous, unissez-vous ! »

En réponse, les autorités iraniennes ont fermé l'accès à Internet, comme l'a confirmé Netblock, ce qui a incité le gouvernement américain à condamner l’Iran, notamment la porte-parole du département d'État, Morgan Ortagus, l'ambassadeur en Allemagne Richard Grenell, le sénateur Tom Cotton et le secrétaire d'État Mike Pompeo.

Pompeo a tweeté : « Comme je l'ai dit au peuple iranien, il y a presque un an et demi : les États-Unis sont avec vous. »

Source : Iran Focus