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femmes iranCSDHI - Il a été signalé que deux femmes iraniennes avaient été condamnées à mort dans les villes d'Ispahan et de Khoy, en Iran. Elles avaient déjà été informées de la décision du tribunal de les exécuter, mais à présent, le processus d’appel est terminé.

Zahra Derakhshan est détenue dans la prison de Khoy à Oroumieh, dans la province de l’Azerbaïdjan occidental, depuis fin 2016. En novembre dernier, elle a été condamnée à mort mais elle s’est opposée à la décision du tribunal. Le tribunal pénal d'Oroumieh a maintenant confirmé le jugement initial.

Fariba, l'autre femme, a été condamnée à mort pour le meurtre d'un policier dans le but d'aider un prisonnier à s'échapper. Son avocat s’est opposé à la décision, mais le directeur général du département de la justice d’Ispahan, Mohammad Reza Habibi, a annoncé que la sentence de mort était maintenue.

Autre nouvelle, au cours de la dernière semaine de septembre, deux femmes ont été exécutées.

Le jeudi 26 septembre à la prison centrale de Sanandaj, Leila Zarafshan a été pendue. Une autre femme dont l'identité est encore inconnue a été aussi pendue à la prison Gohardasht de Karaj, le mercredi 25 septembre.

Selon les estimations, une centaine de femmes ont été exécutées depuis l'entrée en fonction du président Hassan Rohani. Cependant, il est à craindre que ce chiffre ne soit beaucoup plus élevé compte tenu du manque de transparence du régime sur ces questions et de ses décennies de tromperie.

Il semble que la répression contre les femmes se renforce, du fait que de plus en plus d'exécutions et d'arrestations ont été rapportées. Au cours des derniers mois, il y a eu au moins 8 exécutions de femmes emprisonnées - un rythme qui s’accélère par rapport aux années précédentes.

Les femmes n'ont jamais été traitées sur un pied d'égalité sous le régime actuel. Elles sont victimes de discrimination dans la plupart des domaines de leur vie et ne sont pas égales aux hommes en ce qui concerne les lois sur le mariage, le milieu de travail et l'accès à l'éducation.

En novembre dernier, le Comité des droits humains de l’Assemblée générale des Nations Unies a approuvé une résolution contre la discrimination régulière et systématique du régime iranien à l’égard des femmes dans le pays. La résolution demandait aux dirigeants du pays d’éliminer toute forme de discrimination juridique à l’égard des femmes. Cependant, nous pouvons constater que rien n’a changé en ce qui concerne les femmes.

Les femmes en Iran sont obligées de porter le hijab en public, qu'elles le veuillent ou non. Ces dernières années, cela est devenu une source de dissidence majeure et de nombreux Iraniens - hommes et femmes - sont descendus dans les rues pour protester contre cette loi restrictive. Cependant, la prétendue « police de la moralité » applique strictement la loi et de nombreuses arrestations ont été effectuées ces dernières années.

Le régime iranien peut constater que les femmes en Iran, ainsi que la jeune génération, sont déterminées à apporter de grands changements à leur avenir. La société est explosive et le régime risque de provoquer son propre effondrement s'il continue à pousser la population avec plus de répression. Sahar Khodayari, une supportrice de football, s'est auto-immolée par le feu et elle est décédée après avoir appris qu'elle serait emprisonnée simplement pour avoir tenté d'assister à un match de football dans un stade.

Source : Stop au Fondamentalisme