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atena daemi iranCSDHI - La militante des droits civils emprisonnée, Atena Daemi, se voit refuser un traitement médical alors qu'elle souffre peut-être d’une sclérose en plaques (MS), a déclaré un membre de sa famille au Centre pour les droits de l'homme en Iran (CDHI).

La source, qui a requis l’anonymat, a déclaré que le diagnostic de Daemi n’avait toujours pas été fait, car elle ne serait pas autorisée faire certains examens médicaux.

« Pendant longtemps, Atena a eu des maux de tête et a ressenti un engourdissement dans son œil droit. Initialement, à la prison d’Evine, elle a été examinée à plusieurs reprises par le médecin affecté à la clinique de la prison qui lui a dit qu’elle était atteinte de sclérose en plaques (SP). Plus tard, il a été déterminé qu’Atena n’avait pas de SP », a déclaré la source au Centre pour les droits de l’homme en Iran (CDHI) le 25 février 2019.

« Mais quand elle a été emmenée à la prison de Gharchak (prison proche de la ville de Varamine), le médecin de la prison a dit qu'elle souffrait probablement d’une SP, mais qu'il est parfois impossible de la détecter à l'aide d'une IRM ax premiers stades de la maladie », a ajouté la source. « Alors il a prescrit une autre IRM mais elle n'a jamais été emmenée à l'hôpital ».

« Ensuite, Atena et Golrokh (Iraee Ebrahimi) ont été transférés à Evine et depuis lors, personne ne prête attention au fait qu'elle avait besoin d'une d'IRM », a déclaré le membre de la famille.

« Il y a dix mois, un médecin de la prison de Gharchak a décidé qu'elle avait besoin d'une IRM et elle-même estimait qu'il était nécessaire de consulter un spécialiste, mais cela n'a toujours pas été fait ».

La source a ajouté que les autorités judiciaires avaient rejeté les demandes du père de Daemi afin qu’elle soit soignée.

Outre des engourdissements et des moments difficiles, Atena souffre également d'hypertension artérielle, de calculs rénaux et de problèmes à la vésicule biliaire causés par ses grèves de la faim, a déclaré la source au CDHI.

Daemi, qui aura 31 ans le 27 mars, est derrière les barreaux en Iran depuis novembre 2016. Elle a purgé une peine de sept ans d'emprisonnement pour avoir rencontré des familles de prisonniers politiques, critiqué la République islamique d'Iran sur Facebook et condamné les exécutions massives des prisonniers politiques perpétrées par l’Iran en 1988.

Source : Le Centre pour les droits de l’homme en Iran