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sadheghiCSDHI - Les autorités carcérales ont délibérément retardé le transfert du prisonnier politique, Arash Sadeghi, à l'hôpital le 22 juillet 2017 et il a été renvoyé en prison sans qu'un médecin ne le piusse l’osculter.

Il devait subir des tests pour une forme rare de cancer des os. Il avait rendez-vous chez le médecin à 7 heures du matin et le médecin était censé voir son scanner de la moelle osseuse et faire un diagnostic final. Mais les autorités pénitentiaires ont tardé à l'emmener à l'hôpital et ont autorisé son transfert à 11 heures, lorsque le spécialiste avait quitté l'hôpital.

Une source proche du prisonnier politique ayant connaissance de l'affaire a déclaré que les autorités avaient délibérément retardé le transfert d'Arash Sadeghi à l'hôpital. Le responsable de la prison de Rajaï Chahr, Mostafa Ziayee, a publié une directive interdisant aux détenus d'être envoyés dans les hôpitaux, même à leurs frais.

Le prisonnier politique Arash Sadeghi, 38 ans, souffre d'une douleur intense au coude et aux épaules depuis 18 mois. Il avait été gardé longtemps dans l'obscurité par les autorités, et par la suite, en juin de cette année, il a découvert qu'il avait développé une tumeur rare dans son bras.
Les médecins ont indiqué qu'il devait être admis dans un institut qui soigne les cancers, mais les autorités iraniennes sont allées à l'encontre des ordres du médecin et lui ont délibérément refusé d’être soigné.
Amnesty International a exhorté les autorités iraniennes à transférer le militant des droits de l'homme emprisonné, Arash Sadeghi, dans un centre de traitement pour le cancer.

« Le défenseur des droits de l'homme iranien Arash Sadeghi a été diagnostiqué comme ayant une tumeur osseuse cancéreuse », a écrit Amnesty dans un communiqué de presse et il a critiqué les autorités iraniennes pour « avoir ignoré un avis médical recommandant son transfert immédiat dans un établissement spécialisé dans le traitement du cancer ».

Arash a fait plusieurs longues grèves de la faim et pris tout un tas de pilules pour des problèmes graves aux reins, à l'estomac, à l'intestin et au coeur.
Le prisonnier politique Arash Sadeghi purge depuis juin 2016 une peine de 15 ans d'emprisonnement pour ses activités pacifiques en faveur des droits humains. Sa femme Golrokh Ebrahimi Iraee a été condamnée à six ans de prison pour « outrage envers les sanctuaires islamiques ».
Initialement, Sadeghi et Iraee ont été jugés par la branche 15 du tribunal révolutionnaire en mai et juillet 2015 par le juge Abolqasem Salavati.
Le verdict émis contre Salavati a été confirmé par la branche 54 de la cour d'appel en mars 2016 pour « collusion contre la sécurité nationale », « propagande contre l'État », « diffusion de mensonges dans le cyberespace » et « insultes du fondateur de la République islamique ».

 

Source : Les droits de l’homme en Iran