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CSDHI – Témoignage sur la manifestation d’avant-hier soir au parc Laleh de Téhéran : « Vers 19h00, les gens ont commencé à se rassembler peu à peu. Au début les agents ont lancé des avertissements et ont demandé aux gens de partir. Mais les gens ont refusé, ils sont restés. Et puis tout à coup, de tous les côtés du parc, on a vu débouler des gardiens de la révolution et des forces connues sous le nom de « Yavaran Rahbari », avec la garde spéciale et des femmes agents.
Ils avaient des matraques et des gaz au poivre. Ils se sont rués sur les gens, sur les familles et ils ont tabassé à tour de bras tous ceux qu’ils trouvaient. Et puis, après les coups, ils ont arrêtés des femmes et des jeunes et ils les ont embarqués dans des voitures qu’ils avaient garées dans les rues à côté. Les agents frappaient avec sauvagerie et ils n’avaient de pitié pour personne, ils tapaient, jeunes, vieux, enfants, femmes. Un instant je suis restée paralysée devant tout ce sang qui coulait. Et puis, avec un groupe de jeunes, ont a chargé les agents. Ils ont eu tellement peur, qu’ils ont appelé des renforts. Et les renforts sont arrivés très vite avec des agents en civils et des gardes en noir. On dit que ce sont des gardiens spéciaux des pasdarans, du bataillon Achoura. Alors ils ont foncé vers nous. Comme on n’était pas nombreux, on a reculé. J’ai vu une femme avec une canne à la main qui est tombée par terre foudroyée par un coup de matraque. J’ai vu comment ils lui ont fracassé le crâne. J’ai vu son sang rougir l’herbe verte du parc. » |